en souvenir d'une mémorable soirée au "Nom de la Rose", le 30/09/98
Trop peu de rires autour du bar Déception des piliers de comptoirs La musique tarde à faire frémir Cette soirée va-t-elle se finir? Triste guindaille, tu nous surprends Avec tes allures d'enterrement Mais il y a de quoi être morose La pompe est morte au "Nom de la Rose"
Tout boulversifié que je suis Je jette un oeil vers mes amis Tous, ils se tiennent par la main Ils tremblent; ils en ont du chagrin ! Ils pleurent de vraies larmes de bière Entament une descente aux enfers Mon Dieu, ai tu existes un peu Multiplie les chopes, nom de D... !
Pour pas qu'on sombre dans le sommeil Jacques Brel nous conte ses merveilles "Amsterdam" est fini déjà Que se déchirent "Ces gens là" Triste guindaille, t'es qu'une bigote En même temps qu'une fieffée salope On se croirait au "dernier repas" Jacques, on est presque aussi saoul que toi !
Décontenancé, muet, confus Le barman s'acharne sur ses fûts Lorsqu'il comprend qu'y a rien à faire Il se suicide avec son verre (qu'il avait préalablement brisé) Les gens en deviennent teigneux Les filles sont folles, s'arrachent les cheveux On est malade, On a trop de sang dans l'alcool MAIS, MAIS, MAIS...
Au "Nom de la Rose" pour s'excuser Voilà qu'ils nous mettent la tournée Le barman revit, triomphant Armé dOrvals et de Vieux Temps Triste guindaille, Jacques renaît Et "Les Bourgeois" en font les frais Amis, repartons au combat ! Afond complet pour "Cet gens là"
Alors, remplis nos verres encore Ce soir, nous boirons sans remords La pompe est morte, faut l'enterrer Avec des spéciales ambrées Triste guindaille, TU VAS MOURIR! Assassinée par nos fous rires La DECADENCE rattaque en force Çà c'est passé au "Nom de la Rose"
Simon praeses Los Fumalos 98-99 |