Tite-Live, Histoire romaine. Livre I : La fondation de Rome, texte J. BAYET, trad. G. BAILLET, introd. et notes J.-N. ROBERT, Paris, " Les Belles Lettres ", 1998 (Classiques en poche, 25). [Texte et trad. repris à : Tite-Live, Histoire romaine. Livre I, 1923.]

Le principe de la nouvelle collection de poche des éditions des Belles Lettres est de fournir dans un format accessible le texte grec ou latin et une traduction française des plus grandes œuvres de la littérature antique. Le texte, sans apparat critique, et la traduction sont repris aux volumes correspondants de la " CUF ", parfois avec quelques changements (voir ci-dessous les nos 5, 17, 20, 24). Une introduction nouvelle, des notes et un commentaire y sont ajoutés.

Le premier livre de l'Histoire romaine de Tite-Live se prête tout particulièrement à une publication autonome, en raison de sa cohérence thématique et stylistique qui en font un morceau à part, comme le souligne J.-N. Robert. L'introduction expose rapidement ce que l'on sait de Tite-Live et de son œuvre, dont il est donné un plan d'ensemble. J.-N. Robert examine ensuite les motivations de l'auteur, son travail d'historien et ses sources - bref résumé de l'historiographie romaine -, avant de conclure par une comparaison entre la conception de l'histoire chez Cicéron et la pratique de Tite-Live. Les notes explicatives renvoient très souvent aux auteurs anciens, mais elles sont dépourvues de référence précise aux travaux modernes, de même que l'introduction et le commentaire. Le lecteur pourra se reporter à une petite bibliographie en fin de volume. Le " Commentaire " discute en réalité rapidement la question des origines de Rome et des légendes qui s'y attachent, et non la manière dont Tite-Live les a traitées. La part belle est faite aux analyses de mythologie comparée de Dumézil, sans négliger pour autant les autres points de vue, historique et archéologique. De manière générale, ce volume propose au grand public une présentation succincte, mais de bonne tenue, du premier livre de Tite-Live, et permettra aux étudiants de disposer du texte latin, sans toutefois offrir les indispensables références scientifiques, apparat critique et notes bibliographiques.

O. Gengler (extrait de LEC 67.1 [1999], p. 71-72)

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