Aristophane, Lysistrata, trad. par Alphonse WILLEMS, introd., notes et commentaire par Anne LEBEAU, Paris, LGF, 1996 (LP Classique, 3126), 11 x 18, 153 p., br. Partiellement inédit.

Ce volume reproduit l’élégante traduction d’A. Willems, publiée dans le recueil posthume : Aristophane, traduction avec notes et commentaires critiques, Paris-Bruxelles, Hachette-Lebègue, 1919, t. II, p. 325-412. Elle a été, dans la présente édition, enrichie d’un appareil explicatif très fourni. L’introduction donne de très utiles repères sur le théâtre grec, sur la comédie ancienne et sur Aristophane qui resituent la pièce dans un contexte très large. Les notes éclairent judicieusement les allusions et jeux de mots qui fourmillent dans le texte ; elles précisent également parfois le sens de la traduction ou proposent une autre interprétation. L’œuvre érudite d’Alphonse Willems, dont l’opinion se reflète parfois aussi dans les notes, est ainsi mise en valeur par Anne Lebeau qui a su tirer parti d’une traduction au style soutenu, mais parfois obscure, en ajoutant nombre de précisions sans surcharger le texte. Une note complémentaire expose les difficultés soulevées par l’exodos de la pièce : contre l’opinion du traducteur, mais avec J. Henderson (Aristophanes Lysistrata, Oxford, 1987), A. Lebeau considère qu’il n’y a pas de lacune à la fin de la pièce. Trois brefs commentaires thématiques permettent de prolonger la lecture : le premier esquisse une lecture en parallèle des trois pièces d’Aristophane où les femmes tiennent le premier rôle : Lysistrata, Les Thesmophories, L’Assemblée des femmes ; le second présente le mythe de Pandore selon Hésiode ; le troisième enfin évoque la réception de la pièce et sa fortune critique jusqu’au XXe siècle. Une bibliographie succincte clôt le volume.

O. Gengler (extrait de LEC 66.3 [1998], p. 282)

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