Il y a 3 facteurs qui interviennent dans le succès
d'une recherche :
- les sources
- les outils
- la méthode
C'est principalement ce dernier que nous allons développer
ici.
1 : reformuler la question
Il faut toujours réfléchir
à la question et la reformuler.
Il ne faut pas hésiter à demander plus de précisions
à la personne qui formule la requête.
Il faut comprendre et préciser le sujet :
- discipline
- thème
- période
- lieu
- ...
Cela permettra de choisir de façon plus adéquate
des outils généralistes tels que des dictionnaires,
des encyclopédies, ou
des monographies (livres qui
traitent d'un sujet) qui aideront à trouver des termes
spécifiques à la recherche, ou mots clés.
Certains sont disponibles uniquement dans l'intranet
des FUNDP, d'autres sont ouverts à tous sur le
web. La BUMP
en a sélectionné plusieurs, ainsi que Guillemette
Lauters. D'autres répertoires existent encore!
2 : imaginer 3 stratégies de recherche
Avant de foncer tête baissée dans une direction,
il faut prendre un crayon et une feuille et imaginer 3 stratégies
de recherche différentes. Lorsqu'on les a trouvées,
il faut alors évaluer celle qui a le plus de chances
de donner le(s) résultat(s) espéré(s).
3 : préparer la recherche privilégiée
On va choisir les mots clés et les outils que l'on
va utiliser.
4 : les mots clés ou termes de recherche
Il y a plusieurs types de mots clés :
- mots primaires ou larges
(exemple : nourriture)
- mots secondaires ou profonds
(exemple : tarte, pommes)
- mots interdits (exemple
: computer & Adam, si on recherche la recette d'une
tarte aux pommes)
Il y a des mots transparents
ou mots vides ou stop
words qui ne sont pas pris en compte. Ce sont des mots
trop communs.
Exemples : to, the, at, of, I , you,... & le, la, de,
des,...
Dans certains cas, on désire utiliser une expression
comme terme de recherche. Une partie des outils de recherche
le permet. Il suffit de la mettre entre
" ".
Exemple : "moteur de recherche"
5 : Conseils pour utiliser les mots clés
Majuscule ou minuscule ?
paris, Paris & PARIS peuvent donner des résultats
différents
Lettres accentuées
é, è ê ou e
à ou a
ô ou o
ù ou u
ç ou c
Masculin ou féminin ?
Singulier ou pluriel ?
Infinitif ou verbe conjugué ?
Synonymes
exemple : erbb2, erbb-2, her-2, c erbb-2 / hyperlipidemia,
hypercholesterolemia
Ce site pourra peut-être vous aider :
atlas
sémantique - dictionnaire bilingue anglais / français
Adjectifs
exemple : heart disease / cardiac disease
Anglais ou américain ?
| US |
British |
exemples |
| -e- |
-ae- |
anemia / anaemia
hemoglobin / haemoglobin |
| e- |
oe- |
esophagus / oesophagus£
fetus / foetus
estrogen / oestrogen |
| -o- |
-ou- |
tumor / tumour |
| -z- |
-s- |
organize / organise |
| -l- |
-ll- |
counseling / counselling |
| -f- |
-ph- |
sulfur / sulphur |
| -er |
-re |
fiber / fibre |
Latin ou anglais ?
vena cava / cava vein
Sous quelle forme est utilisée le
nom de l'auteur ?
L'ordre du nom et du prénom peut varier.
Attention aux points et aux espaces.
Un nom peut apparaître avec ou sans les initiales
du deuxième prénom.
Les prénoms peuvent figurer en entier.
exemple : RJ Smith, R.J. Smith, R J Smith et Smith R J
6 : Troncature
au début d'un mot :
très rarement possible
à la fin d'un mot :
pas toujours possible
exemple : cheva$ ou cheva!
ou cheva$ -> cheval, chevaux
& chevaline
à l'intérieur d'un
mot : exemple wom?n ->
woman & women
attention aux mots courts
qui font partie de mots courants : exemple rat
7 : les thésaurus
C'est pour pallier à ce genre de problèmes
que l'on a créé des thésaurus.
Ce sont des répertoires de descripteurs avec une hiérarchie.
Ils ne contiennent pas de synonymes (cancer et tumeur) et
les homographes (pêche et pêche) pour éviter
toute ambiguïté. La hiérarchie permet de
faire une recherche plus ou moins large.
Il y a des thésaurus pour les bases de données
Medline et Inspec.
8 : les opérateurs booléens et de proximité
Les opérateurs boléens :
pour restreindre une recherche
|
ET / AND / +
D'après le graphe, cela semble évident!
Ce n'est pas le cas dans le langage courant. Lorsque
l'on dit :"je prends une pomme ET une poire",
on obtient deux objets! On a donc plus que si l'on formule
une seule requête. |
 |
| SAUF / ET NON / NOT / AND NOT / - |
 |
pour élargir une recherche
|
OU / OR
D'après le graphe, cela semble évident!
A nouveau, ce n'est pas le cas dans le langage courant.
Lorsque l'on dit :"je prends une pomme OU une poire",
on obtient un objet! On a donc moins que si l'on formule
deux requêtes. |
 |
Les opérateurs de proximité
NEAR
Cet opérateur permet de chercher deux mots qui sont
soit dans la même phrase, ou dans le même paragraphe,...
Ces possibilités varient selon les outils.
within : W/nn
Dans certains cas, il est même possible de préciser
le nombre de mots séparant les deux termes. Le "W"
signifie l'intervalle et le "nn" spécifie
le nombre maximum de mots qu'il peut y avoir entre les 2 termes
de recherche.
9 : les outils
La littérature scientifique (version papier ou électronique)
- livres, encyclopédies
- syllabi
- mémoires
- thèses
- articles de recherche
- articles de synthèse "review"
- bases de données
Internet, plus particulièrement le web
- répertoires de liens
- moteurs derecherche
- métamoteurs de recherche
10 : conseils avant d'utiliser les outils
Il faut lire attentivement le mode
d'emploi de l'outil, car il n'y en a pas deux qui utilisent
les mêmes règles.
exemples :
- Quelle est la signification de l'espace entre les mots
clés :
- généralement OU
- parfois ET
- parfois une expression exacte
- L'ordre des mots a-t-il de l'importance :
- Paris Dakar peut donner des résultats différents
que Dakar Paris!
- L'outil propose-t-il la troncature, l'utilise-t-il d'office?
- L'outil propose-t-il des opérateurs de proximité?
- Peut-on combiner des opérateurs booléens?
Si oui, comment?
11 : le silence et le bruit de fond
Dans une recherche idéale, il faudrait obtenir toutes
les références pertinentes et uniquement celle-là!
Cette situation n'existe pas. On se situe toujours entre deux
cas extrêmes :
- la recherche ne donne pas assez d'articles pertinents
- la recherche fournit trop d'articles qui ne sont pas appropriés
Dans le premier cas, il y a des articles pertinents qui n'ont
pas été mis en évidence, c'est le SILENCE.
Dans le deuxième cas, on obtient des articles qui
ne sont pas pertinents, c'est le BRUIT
DE FOND.
Cela peut être estimé au travers de deux critères
: le rappel (recall) et la précision. Le rappel
représente la proportion de références
pertinentes trouvées par rapport à l'ensemble
des références présentes dans la source
interrogée. La précision
est la proportion des références pertinentes
dans l'ensemble des références trouvées
par l'utilisateur dans une source donnée.
Une bonne recherche vise à obtenir un équilibre
satisfaisant entre silence et bruit de fond. Pour cela, on
peut augmenter ou diminuer le nombre de mots clés,
les chercher sous toutes leurs formes, utiliser des opérateurs
booléens ou de proximité, chercher dans un nombre
plus ou moins grand de sources,...
D'après moi, une recherche n'est jamais exhaustive!
Elle est plus ou moins satisfaisante. Cela dépend des
sources interrogées, des mots clés utilisés,
de la stratégie de recherche suivie et du temps dont
on dispose. Il ne faut pas se faire trop d'illusions, une
bonne recherche prend BEAUCOUP de temps...
12 : évaluer la qualité de l'information
Tous les documents n'ont pas la même valeur et il faut
adopter une attitude critique vis-à-vis de ceux-ci.
Quelques conseils peuvent vous aider :
- Qui est l'auteur ? Est-il reconnu dans sa discipline,
est-il cité dans des articles, peut-on le contacter,
fait-il partie d'une institution, peut-on trouver son CV,...
- Que sait-on à propos de l'institution?
- Quelle est la nature de la source? monographie, article
validé par les pairs, page web,... S'il s'agit d'une
page web est-ce une page personnelle, institutionnelle,
y a-t-il des liens qui pointent vers cette page, y a-t-il
une date,...
- Y a-t-il une bibliographie (les sources sont-elles citées)?
- Retrouve-t-on l'information dans d'autres sources
13 : noter les références bibliographiques
Il faut noter :
- les références bibliographiques
- l'endroit où on les a trouvées
- comment on les a trouvées
14 : conseils pour la rédaction
Il faut bien distinguer :
- les sources primaires d'information
- des commentaires faits à propos de ces sources
qui proviennent de sources d'information secondaires
- ses opinions personnelles et ses propres commentaires
15 : références
cours suivis
- "Introduction aux bases de données",
Bibliothèque de la Faculté de Médecine
de Liège. F. Pasleau, C. Delvenne, N. Quinaux. 1997-1998.
- Formation à Medline, le 22 février 2002,
par Françoise Pasleau, Chef de la Bibliothèque
de la Faculte de Médecine de l'Universite de Liège.
- "Fundamentals of online searching", le 5 mars
2002, par Marie-José De Volder, training co-ordinator
SIST, Bd de l'Empereur 4, 1000 Bruxelles.
- "workshop STNeasy", le 20 mars 2002, par Marie-José
De Volder, training co-ordinator SIST, Bd de l'Empereur
4, 1000 Bruxelles.
- "Internet : recherche avancée et outils de
veille", le 14 avril, le 15 avril et le 2 juin 2003,par
Laurent Bernat, à l'ADBS, 25 rue Claude Tillier,
75012 Paris.
- "Advanced Database Search Techniques", le 3
mai 2003, par E. Diane Johnson, MLA - San Diego.
- "L'information biomédicale sur Internet",
les 16 et 17 octobre 2003, par Nathalie Verdier et Sandrine
Royer-Devaux, à l'ADBS, 25 rue Claude Tillier, 75012
Paris.
livre
sites web
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